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Au delà de nos diffé­­­rences

Vu l’ac­­­­­­­­­­­tua­­­­­­­­­­­lité des migrants depuis 2015 et les attaques terro­­­­­­­­­­­ristes à répé­­­­­­­­­­­ti­­­­­­­­­­­tion, les ques­­­­­­­­­­­tions et propos fusent…­­­­­­­­­­­par­­­­­­­­­­­fois réduc­­­­­­­­­­­teurs, non loin de l’amal­­­­­­­­­­­game et de la dérive raciste. Nous avons donc décidé de mener un travail de décons­­­­­­­­­­­truc­­­­­­­­­­­tion des préju­­­­­­­­­­­gés à l’égard des deman­­­­­­­­­­­deurs d’asile et d’or­­­­­­­­­­­ga­­­­­­­­­­­ni­­­­­­­­­­­ser des rencontres entre notre public et des deman­­­­­­­­­­­deurs d’asile arri­­­­­­­­­­­vés récem­­­­­­­­­­­ment en Belgique. La rencontre de l’autre reste pour nous la meilleure manière de faire tomber les tabous et les barrières entre nous.

En janvier 2016 nous avons assisté au spec­­­­­­­­­­­tacle « Djihad » au centre cultu­­­­­­­­­­­rel de Waremme.

En mars 2016 nous sommes partis à la rencontre de l’asbl Form’a­­­­­­­­­­­nim qui accueille et encadre des deman­­­­­­­­­­­deurs d’asile dans leur appren­­­­­­­­­­­tis­­­­­­­­­­­sage du français et dans leur inté­­­­­­­­­­­gra­­­­­­­­­­­tion dans notre pays. Cette rencontre s’est faite autour d’un gouter du monde où chacun a raconté ce qu’il souhai­­­­­­­­­­­tait de son histoire. Ensuite nous avons visité ensemble l’ex­­­­­­­­­­­po­­­­­­­­­­­si­­­­­­­­­­­tion « Larmes de l’in­­­­­­­­­­­té­­­­­­­­­­­rieur » réali­­­­­­­­­­­sée par des femmes immi­­­­­­­­­­­grées qui racontent leurs souf­­­­­­­­­­­frances, les raisons de leur arri­­­­­­­­­­­vée en Belgique et leurs espoirs pour l’ave­­­­­­­­­­­nir.

En octobre après un jeu d’ac­­­­­­­­­­­cueil qui a permis de briser la glace et d’ou­­­­­­­­­­­vrir le dialogue entre Belges et immi­­­­­­­­­­­grés sur des thèmes variés tels que les spécia­­­­­­­­­­­li­­­­­­­­­­­tés culi­­­­­­­­­­­naires de nos régions, les parti­­­­­­­­­­­cu­­­­­­­­­­­la­­­­­­­­­­­ri­­­­­­­­­­­tés locales, les person­­­­­­­­­­­na­­­­­­­­­­­li­­­­­­­­­­­tés publiques, …  nous avons visité l’ex­­­­­­­­­­­po­­­­­­­­­­­si­­­­­­­­­­­tion « Homo migra­­­­­­­­­­­tus » présen­­­­­­­­­­­tée au musée de la vie wallonne qui relate l’his­­­­­­­­­­­toire des migra­­­­­­­­­­­tions. Cette expo­­­­­­­­­­­si­­­­­­­­­­­tion a permis de faire un paral­­­­­­­­­­­lèle entre les deman­­­­­­­­­­­deurs d’asile arri­­­­­­­­­­­vés récem­­­­­­­­­­­ment en Belgique et les immi­­­­­­­­­­­grés plus anciens comme les Italiens.

En janvier 2017 nous avons passé un excellent moment devant le film « Bien­­­­­­­­­­­ve­­­­­­­­­­­nue à Marly-Gomont ». Ce film retrace l’his­­­­­­­­­­­toire du père du chan­­­­­­­­­­­teur Kamini Zantoko (d’ori­­­­­­­­­­­gine congo­­­­­­­­­­­laise) qui arrive dans un village français où lui, sa femme et ses enfants sont les seuls gens noirs de peau. Toute sa famille sera confron­­­­­­­­­­­tée aux préju­­­­­­­­­­­gés de la popu­­­­­­­­­­­la­­­­­­­­­­­tion locale. Le film traite avec beau­­­­­­­­­­­coup d’hu­­­­­­­­­­­mour, de la diffi­­­­­­­­­­­culté d’ins­­­­­­­­­­­tal­­­­­­­­­­­la­­­­­­­­­­­tion et d’ac­­­­­­­­­­­cep­­­­­­­­­­­ta­­­­­­­­­­­tion d’un méde­­­­­­­­­­­cin noir dans un petit village reculé de la France pendant les années 70.

En mars 2017 nous assis­­­­­­­­­­­tions au spec­­­­­­­­­­­tacle « Les Sans » réalisé par la voie des sans-papiers de Liège à l’oc­­­­­­­­­­­ca­­­­­­­­­­­sion de la rencontre citoyenne contre le racisme. Outre les raisons de partir en aban­­­­­­­­­­­don­­­­­­­­­­­nant tout derrière soi, le spec­­­­­­­­­­­tacle ques­­­­­­­­­­­tionne notre capa­­­­­­­­­­­cité d’em­­­­­­­­­­­pa­­­­­­­­­­­thie et de soli­­­­­­­­­­­da­­­­­­­­­­­rité à l’égard de ceux qui ont tout perdu, jusqu’à leur iden­­­­­­­­­­­tité puisqu’on leur refuse des papiers !

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