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Poli­ti­ser le bien-être : le groupe « arpen­tage » s’unissent pour « hacker » le système

Le soin en partage : redon­ner du souffle à nos résis­tances

On s’est retrou­vées deux fois, deux groupes diffé­rents, pour décor­tiquer le livre de Camille Teste, Poli­ti­ser le bien-être. Le premier groupe a ouvert le bal en regar­dant l’en­tre­tien croisé entre l’au­trice et la jour­na­liste Salomé Saqué sur le média Blast.
On vous le conseille à toutes et tous : c’est le « souffle de l’info » dont on a besoin pour comprendre que notre fatigue n’est pas un problème perso, mais un enjeu de société.

https://www.youtube.com/watch?v=p2sdb4IufP0

Le bien-être : un busi­ness qui nous veut du « bien » ?

Aujourd’­hui, le bien-être est un marché de 133 milliards d’eu­ros qui nous regarde de haut. C’est une injonc­tion, une « soumis­sion au bonheur » où l’on nous murmure : « Démerde-toi avec ton stress, tu es seule respon­sable de ton sourire. » On nous vend des bougies parfu­mées pour masquer l’odeur du burn-out qui guette.

Se « désa­dap­ter » : un effort à contre-courant

Contre cette « anti­fra­gi­lité » inhu­maine, nous avons décidé de nous désa­dap­ter. Nous reven­diquons le droit d’être fragiles, de tomber et de ne pas être des machines de guerre. Mais atten­tion, on s’est rendu compte que ralen­tir n’est plus du tout inné. On a telle­ment été forma­tés pour courir que s’ar­rê­ter demande un véri­table effort.

Créer des brèches de douceur

On a rêvé d’un soin qui n’ou­blie personne. Un bien-être qui nomme les corps gros, les précaires, les LGBTQI+, les invi­sibles. On ne veut plus d’un soin qui se cache dans des studios chics. On veut du Taï-chi dans les parcs, des flash-mobs de yoga en rue, des gens qui bayent en conscience sur les places publiques.

Poli­ti­ser le bien-être, c’est donc passer à l’acte.
Aujourd’­hui, des membres portent déjà ces résis­tances heureuses :

  • RDV le 20 mai à 9h : Salle « La Marchette » (Mutua­lité Chré­tienne de Marche-en-Famenne) pour l’ate­lier « Pour nos cœurs enga­gés ». Un moment suspendu pour se recon­nec­ter, loin de la perfor­mance.

En construc­tion, une Flash­mob en centre-ville : Nous prépa­rons une action pour récu­pé­rer notre propre rythme dans les lieux publics.
Faire ensemble un acte de résis­tance joyeuse, c’est invi­ter nos cœurs, nos corps et nos esprits à se recon­nec­ter. Inté­res­sée ? Contac­ter Peggy : Lalle­mand@equi­pes­po­pu­laires.be

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