Le printemps des MOC Liège et Verviers
C’est à l’Agora (Liège) ce 26 mars que travailleurs/euses, militants, partenaires, figures politiques et directions des organisations constitutives du MOC se sont rassemblés à l’occasion du printemps des MOC Liège et Verviers. Des débats et prises de paroles ont permis de formuler les craintes et de mettre en avant la force du collectif et la solidarité face aux mesures anti-sociales du gouvernement Arizona.

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Les Equipes Populaires de Liège et de Verviers ont ainsi pu s’exprimer à travers la voix de deux membres des Régionales :
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Bonjour à toutes et tous,Nous sommes réunis aujourd’hui, face à des constats qui nous atterrent.Nous vivons une époque où la démocratie est en danger. On observe une tendance inquiétante où certains politiques agissent comme s’ils se plaçaient au-dessus des lois, ignorant les principes fondamentaux de séparation des pouvoirs. Pire encore, on attaque nos contre-pouvoirs : la société civile, les collectifs citoyens, les syndicats, les mutuelles et les médias. Affaiblir ces corps intermédiaires, c’est affaiblir le cœur même de notre démocratie.Nous sommes également témoins d’une guerre culturelle insidieuse, où les récits sont transformés, où l’on tente de nous faire croire que les opposants politiques sont des terroristes, que les malades ou les chômeurs sont des profiteurs ou que les migrants volent le pain des plus pauvres. Ce manichéisme ambiant nous empêche de dialoguer. La polarisation de la pensée, le détournement de notre esprit critique, laissent peu de place au véritable débat et à une construction collective de la société.Dans ce contexte, il est crucial de regarder la réalité en face. Quand on s’attaque aux plus fragiles, c’est toute la société qu’on affaiblit :Quand on détricote la sécurité sociale, nous en pâtissons tous ;Quand on permet aux employeurs de détériorer les conditions de travail, tout le monde est impacté.Et que dire des personnes sans papiers, ils font l’objet d’une véritable chasse à l’homme : privé de leurs droits fondamentaux, droits d’être en famille, droit au logement, violation de leur vie privée, etc…Toutes les personnes fragilisées sont poussées vers le gouffre, à l’opposé même de la solidarité que nous prônons. Le définancement des associations accélère encore l’exclusion sociale. Une aberration si l’objectif est de permettre à chacun de s’émancipé.Face à cela, notre réponse pourrait être celle de la colère ou de la peur qui risque soit de nous isoler les uns des autres soit de nous mener vers une escalade de violence. Mais d’autres voies existent. Aux Equipes populaires, notre force réside dans notre capacité à nourrir et à construire le dialogue. Nous devons nous concentrer sur ce que nous pouvons faire collectivement, sur ce que nous pouvons créer ensemble. Il s’agit d’incarner le contre-pouvoir autrement, en construisant, en proposant, en agissant positivement.Organisons, créons, innovons, sans attendre l’approbation ou le feu vert de ceux qui cherchent à nous diviser. Notre joie, notre solidarité, notre engagement collectif sont nos armes les plus puissantes. Mobilisons-nous, ensemble, pour bâtir un avenir où la démocratie, la justice et la dignité humaine sont au cœur de nos actions !En avant, dans la joie et la détermination !
