Campagnes

Préca­rité : à qui le tour ?

Le thème de notre campagne 2026 est « Le ruis­­­­­sel­­­­­le­­­­­ment de la misère ». Cette campagne de sensi­­­­­bi­­­­­li­­­­­sa­­­­­tion souhaite renver­­­­­ser le récit domi­­­­­nant du « ruis­­­­­sel­­­­­le­­­­­ment de la richesse ». Là où certains promettent que la richesse fini­­­­­rait par béné­­­­­fi­­­­­cier à tous, nous montrons comment la préca­­­­­rité, elle, se diffuse réel­­­­­le­­­­­ment : suppres­­­­­sion des allo­­­­­ca­­­­­tions, des aides, poli­­­­­tiques publiques d’aus­­­­­té­­­­­rité, dégra­­­­­da­­­­­tion des condi­­­­­tions de travail… entrainent, par effet domino, une aggra­­­­­va­­­­­tion de la préca­­­­­rité : diffi­­­­­cul­­­­­tés d’ac­­­­­cès loge­­­­­ment, problèmes de santé mentale, perte des liens sociaux…

Pour mettre en lumière notre propos, nous avons choisi la théma­­­­­tique du jeu de fête foraine, avec le slogan : « Préca­­­­­rité : à qui le tour ? ». Toute l’an­­­­­née, nous irons à la rencontre des citoyens en leur propo­­­­­sant, à travers l’ac­­­­­ti­­­­­vité de pêche aux canards et celle d’un jeu de massacre, de conscien­­­­­ti­­­­­ser que :

– Comme ces canards avec leurs petits crochets, qui tentent de tenir à flot dans le courant, nous pouvons du jour au lende­­­­­main fleur­­­­­ter avec la préca­­­­­rité : aidants-proches, étudiants, temps partiels, famille mono­­­­­pa­­­­­ren­­­­­tale, mala­­­­­de…
– Nous ne flot­­­­­tons pas mieux si les autres coulent. Nous ne serons pas plus à l’abri, ou plus riche, en appau­­­­­vris­­­­­sant notre voisin. On ne se sent pas mieux si on enfonce les autres
– La misère ruis­­­­­selle : une personne qui tombe dans la préca­­­­­rité entraine dans sa chute sa famille, ses enfants, son quar­­­­­tier, sa commune et fina­­­­­le­­­­­ment la société tout entière.

Nous souhai­­­­­tons faire passer le message que la misère n’est ni acci­­­­­den­­­­­telle ni indi­­­­­vi­­­­­duelle, elle est systé­­­­­mique, orga­­­­­ni­­­­­sée, et finit toujours par traver­­­­­ser toute la société. Nous sommes tous suscep­­­­­tible d’être touché, sauf une petite partie de la société : les personnes très riches. Ce qui ruis­­­­­selle aujourd’­­­­­hui, ce ne sont pas les richesses, mais les consé­quences de leur concen­­­­­tra­­­­­tion.