Journée mondiale des réfugiés : Arlon : un « village fantôme » pour refuser la fermeture des centres d’accueil
Ce 18 juin matin, devant l’Hôtel de ville d’Arlon, la solidarité a pris une forme concrète et percutante.

À l’occasion de la Journée mondiale des personnes réfugiées, la Coordination luxembourgeoise asile et migration (Coluxam) et ses partenaires, dont les Équipes Populaires ont frappé fort. Ils ont organisé un rassemblement de solidarité pour s’opposer fermement au projet de fermeture des centres d’accueil pour demandeurs d’asile.

Le carton pour matérialiser le vide
Pour rendre visible la menace qui pèse sur la région, les bénévoles des Équipes Populaires ont construit un véritable « village fantôme » à l’aide de boîtes en carton. Chaque boîte matérialisait un lieu de vie ou un service essentiel aujourd’hui mis en péril.
Cette action symbolique et créative visait à sensibiliser le public arlonais sur l’impact socio-économique dramatique qu’engendreraient ces fermetures. Supprimer ces centres, c’est vider la région de structures indispensables, détruire des emplois locaux et abandonner les travailleurs ainsi que les résidents.



Quel projet de société voulons-nous ?
Ces fermetures entraînent des conséquences lourdes sur le tissu local. Au-delà des chiffres, elles soulèvent une question fondamentale : quel projet de société voulons-nous défendre ?
À l’angoisse de voir disparaître les structures d’accueil s’ajoute désormais l’effroi suscité par le projet de loi sur les visites domiciliaires. Porté par le gouvernement, ce texte liberticide prévoit d’autoriser la police à pénétrer de force dans des domiciles privés pour y arrêter des personnes en séjour irrégulier. Un projet jugé inconstitutionnel par le Conseil d’État, qui piétine l’inviolabilité du domicile et criminalise la solidarité des citoyens ordinaires ou des bénévoles qui offrent un toit.


