Analyses

Est-il devenu inutile de penser ? (octobre 2026)

L’in­­­­­tel­­­­­li­­­­­gence arti­­­­­fi­­­­­cielle boule­­­­­verse notre manière d’écrire, d’ap­­­­­prendre et de réflé­­­­­chir. Elle nous promet effi­­­­­ca­­­­­cité et produc­­­­­ti­­­­­vité, mais son usage systé­­­­­ma­­­­­tique pour­­­­­rait aussi nous faire perdre les bien­­­­­faits de l’ef­­­­­fort, des erreurs, de l’es­­­­­prit critique, de la créa­­­­­ti­­­­­vité, voire notre propre voix. Le véri­­­­­table enjeu n’est-il pas d’ap­­­­­prendre quand ne pas utili­­­­­ser l’IA ?

Il était une fois Theuth, le dieu inven­­­­­teur. Il se rendit auprès du roi Thamous pour lui présen­­­­­ter ses dernières inven­­­­­tions, afin qu’il les diffuse parmi le peuple égyp­­­­­tien. Il exposa ainsi le nombre, le calcul, la géomé­­­­­trie, l’as­­­­­tro­­­­­no­­­­­mie ainsi que les dés. Thamous jugea chaque art, louant ou blâmant leur utilité. Quand vint le tour de l’écri­­­­­ture, Theuth s’en­­­­­thou­­­­­siasma, la présen­­­­­tant comme un « remède » qui pour­­­­­rait rendre les Égyp­­­­­tiens plus savants, en aidant leur mémoire. Mais le roi Thamous rejeta l’écri­­­­­ture, la trou­­­­­vant néfaste : « Cette inven­­­­­tion, en dispen­­­­­sant les hommes d’exer­­­­­cer leur mémoire, déve­­­­­lop­­­­­pera l’ou­­­­­bli en les âmes de ceux qui l’au­­­­­ront acquise ; en confiance avec l’écri­­­­­ture, c’est du dehors, par des carac­­­­­tères étran­­­­­gers, et non du dedans, du fond d’eux-mêmes, qu’ils cher­­­­­che­­­­­ront le moyen de se ressou­­­­­ve­­­­­nir ; […] de plus, ils seront insup­­­­­por­­­­­tables dans leur commerce, parce qu’ils auront l’ap­­­­­pa­­­­­rence d’être savants, sans l’être1. » Ce que Platon, à travers la voix de Thamous, exprime, c’est qu’un remède n’est souvent pas loin du poison. Ce mythe critique la confu­­­­­sion entre l’ac­­­­­cu­­­­­mu­­­­­la­­­­­tion de données, permise par l’écri­­­­­ture, et la sagesse. Analyse non sans fonde­­­­­ment, mais aujourd’­­­­­hui il ne vien­­­­­drait plus à l’idée de ses utili­­­­­sa­­­­­teurs de remettre en cause l’exis­­­­­tence et la perti­­­­­nence de l’écri­­­­­ture.

L’IA, un outil parmi d’autres ?

Peut-être que l’être humain oublie, s’ha­­­­­bi­­­­­tue, s’adapte. Peut-être que le débat revient à chaque boule­­­­­ver­­­­­se­­­­­ment tech­­­­­no­­­­­lo­­­­­gique, de la calcu­­­­­la­­­­­trice au GPS, en passant par Inter­­­­­net. Car nous utili­­­­­sons depuis long­­­­­temps de nombreux outils pour délé­­­­­guer une partie de nos acti­­­­­vi­­­­­tés mentales : agenda, calcu­­­­­la­­­­­trice, moteur de recher­­­­­che… qui entrainent ce qu’on appelle une « dette cogni­­­­­tive ». « C’est le syndrome bien connu de l’ef­­­­­fet GPS trans­­­­­posé à la pensée : à force de déléguer, on désapprend. Tout comme les chauf­­­­­feurs londo­­­­­niens, célèbres pour leur hippo­­­­­campe surdéveloppé à force de mémori­­­­­ser les rues de la capi­­­­­tale, voient leur cerveau différemment solli­­­­­cité que celui des adeptes du GPS, l’uti­­­­­li­­­­­sa­­­­­teur qui s’en remet aveu­­­­­glé­­­­­ment à l’IA risque de perdre en capa­­­­­cité d’ana­­­­­lyse et de mémo­­­­­ri­­­­­sa­­­­­tion2. » 

Mais l’IA géné­­­­­ra­­­­­tive va plus loin car, outre la mémoire ou le calcul, elle nous permet d’ex­­­­­ter­­­­­na­­­­­li­­­­­ser la rédac­­­­­tion et le raison­­­­­ne­­­­­ment. D’après Xavier Apari­­­­­cio, profes­­­­­seur en psycho­­­­­lo­­­­­gie des appren­­­­­tis­­­­­sages, un autre danger est la méta­­­­­cog­­­­­ni­­­­­tion : « Les produc­­­­­tions des IA géné­­­­­ra­­­­­tives sont fluides, bien struc­­­­­tu­­­­­rées, convain­­­­­cantes. Or on sait que les appre­­­­­nants confondent faci­­­­­le­­­­­ment flui­­­­­dité de trai­­­­­te­­­­­ment et compré­­­­­hen­­­­­sion réelle. Lire une bonne expli­­­­­ca­­­­­tion produite par une IA peut donner l’im­­­­­pres­­­­­sion d’avoir compris, alors même que l’on serait inca­­­­­pable de recons­­­­­truire le raison­­­­­ne­­­­­ment seul. C’est ce que l’on appelle “l’illu­­­­­sion de compé­­­­­tence” : le senti­­­­­ment de maîtrise augmente, mais la perfor­­­­­mance auto­­­­­nome ne suit pas néces­­­­­sai­­­­­re­­­­­ment3. » L’uti­­­­­li­­­­­sa­­­­­tion expose aussi à des risques au sujet de ce qu’on appelle « l’illu­­­­­sion de vérité » : en présen­­­­­tant des réponses avec assu­­­­­rance, même quand elles sont fausses, l’IA crée une hallu­­­­­ci­­­­­na­­­­­tion de vérité. Et prendre ces réponses pour argent comp­­­­­tant nous empêche d’exer­­­­­cer notre esprit critique et d’avoir foi en notre propre juge­­­­­ment.

La preuve par l’ex­­­­­pé­­­­­rience

En lisant des candi­­­­­da­­­­­tures de stages, Nata­­­­­liya Kosmyna, cher­­­­­cheuse au MIT Media Lab du Massa­chu­setts, a remarqué qu’un grand nombre de ces lettres de moti­­­­­va­­­­­tion se ressem­­­­­blaient étran­­­­­ge­­­­­ment. Bien struc­­­­­tu­­­­­rées, mais lisses et creuses. Elle a donc décidé de mesu­­­­­rer ce que l’IA fait au cerveau. La cher­­­­­cheuse a demandé à 54 personnes, âgées de 18 à 39 ans, d’écrire des rédac­­­­­tions sur certains sujets d’ordre géné­­­­­ral (par exemple, en répon­­­­­dant à la ques­­­­­tion : les œuvres d’art peuvent-elles chan­­­­­ger la vie des gens ?) et ensuite de se souve­­­­­nir de leurs écrits. Un tiers des parti­­­­­ci­­­­­pants pouvait utili­­­­­ser l’IA pour rédi­­­­­ger, un tiers un moteur de recherche et le dernier groupe ne devait comp­­­­­ter que sur son cerveau. Un dispo­­­­­si­­­­­tif a permis de surveiller leurs acti­­­­­vi­­­­­tés céré­­­­­brales durant la durée de l’exer­­­­­cice. Dans le groupe qui se servait de l’IA, la rédac­­­­­tion a été 60% plus rapide, mais la charge cogni­­­­­tive a dimi­­­­­nué de 32% et les connexions céré­­­­­brales ont été divi­­­­­sées par deux. 83% des étudiants ayant utilisé l’IA étaient de plus inca­­­­­pables de se souve­­­­­nir de ce qu’ils avaient écrit, même peu de temps après. Si le niveau d’ac­­­­­ti­­­­­vité céré­­­­­brale était plus élevé dans le groupe utili­­­­­sant Google, les parti­­­­­ci­­­­­pants qui rédi­­­­­geaient sans aucun outil tech­­­­­no­­­­­lo­­­­­gique présen­­­­­taient la connec­­­­­ti­­­­­vité neuro­­­­­nale la plus élevée.

Comme celle du MIT, de nombreuses études ont produit les mêmes résul­­­­­tats, mais toujours sur des échan­­­­­tillons trop faibles pour être tout à fait signi­­­­­fi­­­­­ca­­­­­tifs. Néan­­­­­moins, les résul­­­­­tats sont inter­­­­­­­­­pel­­­­­lants. De plus, « l’ex­­­­­pé­­­­­rience a égale­­­­­ment montré que les essais rédi­­­­­gés avec ChatGPT étaient extrê­­­­­me­­­­­ment simi­­­­­laires, manquaient d’ori­­­­­gi­­­­­na­­­­­lité et utili­­­­­saient les mêmes expres­­­­­sions et idées (…) D’ailleurs, dans l’ex­­­­­pé­­­­­rience au MIT, plusieurs parti­­­­­ci­­­­­pants ont utilisé ChatGPT dans des langues autres que l’an­­­­­glais (espa­­­­­gnol, portu­­­­­gais), mais ont malgré tout rédigé des essais en anglais qui étaient très simi­­­­­laires à ceux rédi­­­­­gés par les parti­­­­­ci­­­­­pants ayant utilisé l’ou­­­­­til en anglais4  ». Comme l’ex­­­­­plique dans ce même article Luc Lespé­­­­­rance, maître d’en­­­­­sei­­­­­gne­­­­­ment au Dépar­­­­­te­­­­­ment de tech­­­­­no­­­­­lo­­­­­gies de l’in­­­­­for­­­­­ma­­­­­tion de HEC Montréal, non seule­­­­­ment l’uti­­­­­li­­­­­sa­­­­­tion de l’IA dimi­­­­­nue notre acti­­­­­vité céré­­­­­brale, mais tout le monde se met à penser de la même façon, à dire la même chose en utili­­­­­sant à peu près les mêmes mots.

La fin de l’écri­­­­­ture person­­­­­nelle ?

Les résul­­­­­tats se ressemblent car l’IA utilise les mêmes modèles de base. Elle corrige les fautes et refor­­­­­mule un texte en un clic, mais elle provoque une perte de style. Délé­­­­­guer la rédac­­­­­tion à l’IA, même pour des écrits anodins, a des consé­quences. Écrire moins souvent affai­­­­­blit notre voix propre et notre voca­­­­­bu­­­­­laire person­­­­­nel. Il nous est de moins en moins aisé de nous expri­­­­­mer avec clarté. Or, apprendre à struc­­­­­tu­­­­­rer un texte nous aide, par la suite, à struc­­­­­tu­­­­­rer notre pensée, à penser de façon ration­­­­­nelle et aussi à comprendre le monde. En effet, écrire ne consiste pas seule­­­­­ment à produire, c’est une manière de penser. « Quand on cherche un argu­­­­­ment, qu’on rédige une phrase ou qu’on entraine notre raison­­­­­ne­­­­­ment, on entraine notre mémoire et notre capa­­­­­cité à orga­­­­­ni­­­­­ser nos idées et notre esprit critique. L’écri­­­­­ture peut aussi être émancipa­­­­­trice et nous permettre de parta­­­­­ger nos opinions5.  »

Le risque d’uni­­­­­for­­­­­mi­­­­­sa­­­­­tion de l’écri­­­­­ture, et donc de la pensée, est énorme. Cela produit de vives inquié­­­­­tudes dans le monde de l’en­­­­­sei­­­­­gne­­­­­ment et de la culture. L’IA peut produire des poèmes magni­­­­­fiques et des photos réalistes, mais appré­­­­­cie-t-on de la même façon une œuvre non géné­­­­­rée par un humain ? L’écri­­­­­vaine Amélie Nothomb s’ex­­­­­prime à ce sujet au micro de Brut : «  Il y a, dans les maisons d’édi­­­­­tions, des gens dont le métier est de véri­­­­­fier quels passages des livres qui leur sont envoyés ont été écrits par l’In­­­­­tel­­­­­li­­­­­gence Arti­­­­­fi­­­­­cielle. Je me dis que confier ça à l’in­­­­­tel­­­­­li­­­­­gence arti­­­­­fi­­­­­cielle, c’est ne pas avoir compris ce que c’est d’être auteur. Bien sûr qu’é­­­­­crire est épou­­­­­van­­­­­ta­­­­­ble­­­­­ment diffi­­­­­cile, mais c’est la chose la plus fasci­­­­­nante au monde ! (…) C’est comme si tout d’un coup il exis­­­­­tait une machine qui allait danser à votre place. Je ne danse pas très bien, mais les rares fois où je danse, je tiens à le faire moi-même. Quel sens cela aurait de le confier à une machine ? Les gens qui confient des passages de leurs livres, voir leur livre entier à l’IA, je crois qu’ils n’ont pas compris de quoi il était ques­­­­­tion6.  »

La vraie ques­­­­­tion est là : le but est-il d’avoir un résul­­­­­tat, un texte parfait, ou que l’hu­­­­­main s’épa­­­­­nouisse dans la créa­­­­­ti­­­­­vité, l’au­­­­­to­­­­­no­­­­­mie et la connais­­­­­sance ? De plus, quand l’IA rédige un mail à votre place, est-ce réel­­­­­le­­­­­ment vous qui êtes en commu­­­­­ni­­­­­ca­­­­­tion avec votre inter­­­­­­­­­lo­­­­­cu­­­­­teur ? Ou la machine ? Pour savoir ce que l’IA fait à notre créa­­­­­ti­­­­­vité person­­­­­nelle, il suffit de jeter un œil à toutes les affiches géné­­­­­rées par IA qui ont poussé comme de la mauvaise herbe dans notre paysage. Délé­­­­­guer la réali­­­­­sa­­­­­tion de nos invi­­­­­ta­­­­­tions à la machine a produit une satu­­­­­ra­­­­­tion visuelle dans laquelle il n’y a plus beau­­­­­coup de parcelles d’hu­­­­­ma­­­­­nité. Le fait, aussi, que beau­­­­­coup de ces affiches contiennent des erreurs que leurs « créa­­­­­teurs » n’ont pas pris le temps de véri­­­­­fier ou de corri­­­­­ger en dit aussi long sur l’ave­­­­­nir de l’es­­­­­prit critique et de l’at­­­­­ten­­­­­tion. Le problème n’est pas d’uti­­­­­li­­­­­ser l’IA pour penser. C’est d’uti­­­­­li­­­­­ser l’IA pour éviter de penser.

Réflé­­­­­chir doit rester fatigant

Selon Xavier Apari­­­­­cio, « l‘intel­­­­­li­­­­­gence arti­­­­­fi­­­­­cielle doit être pensée moins comme une tech­­­­­no­­­­­lo­­­­­gie que comme un envi­­­­­ron­­­­­ne­­­­­ment cogni­­­­­tif 7 ». Cette idée est impor­­­­­tante car elle modi­­­­­fie radi­­­­­ca­­­­­le­­­­­ment notre façon de conce­­­­­voir l’im­­­­­pact de l’IA dans nos vies. Cela signi­­­­­fie qu’elle ne se contente plus d’exé­­­­­cu­­­­­ter des tâches en arrière-plan, mais façonne acti­­­­­ve­­­­­ment le milieu cultu­­­­­rel, social et psycho­­­­­lo­­­­­gique dans lequel l’es­­­­­prit humain évolue au quoti­­­­­dien. Et qu’il tend à l’uni­­­­­for­­­­­mi­­­­­sa­­­­­tion, et à l’abru­­­­­tis­­­­­se­­­­­ment. L’IA ne nous rend pas plus intel­­­­­li­­­­­gents, elle nous donne « l’air » intel­­­­­li­gent. Elle offre des béné­­­­­fices de produc­­­­­ti­­­­­vité à court terme, mais à long terme le coût pour l’in­­­­­di­­­­­vidu est la réduc­­­­­tion des apti­­­­­tudes de son cerveau. L’uti­­­­­li­­­­­sa­­­­­tion effré­­­­­née de l’IA pour­­­­­rait avoir des consé­quences néga­­­­­tives sur nos capa­­­­­ci­­­­­tés cogni­­­­­tives, notre confiance en nous, notre capa­­­­­cité d’at­­­­­ten­­­­­tion, notre mémoire, notre faculté à réflé­­­­­chir, notre moti­­­­­va­­­­­tion ou encore notre persé­­­­­vé­­­­­ran­­­­­ce… C’est surtout inter­­­­­­­­­pel­­­­­lant pour les jeunes géné­­­­­ra­­­­­tions et les enfants qui construisent leur chemi­­­­­ne­­­­­ment logique et leur esprit critique. C’est en essayant, en expliquant, en justi­­­­­fiant, en compa­­­­­rant, en corri­­­­­geant et en refor­­­­­mu­­­­­lant que l’élève apprend. Or, l’usage de l’IA, c’est la victoire de la perfor­­­­­mance immé­­­­­diate au détri­­­­­ment de l’ap­­­­­pren­­­­­tis­­­­­sage réel.

Notre capa­­­­­cité à faire des efforts, à apprendre, à écrire, à mémo­­­­­ri­­­­­ser, à nous trom­­­­­per, à être origi­­­­­nal, tout cela va-t-il dispa­­­­­raître ? L’uti­­­­­li­­­­­sa­­­­­tion de l’IA risque donc, à terme, de nous rendre plus pares­­­­­seux, moins enclins à réflé­­­­­chir, plus bêtes. À moins que la compé­­­­­tence essen­­­­­tielle à acqué­­­­­rir pour le futur soit de savoir « quand ne pas utili­­­­­ser l’IA ». Lui lais­­­­­ser ce qui est mono­­­­­tone et qu’on aime le moins, mais ne pas lui aban­­­­­don­­­­­ner le proces­­­­­sus créa­­­­­tif et critique qui carac­­­­­té­­­­­rise l’in­­­­­tel­­­­­li­­­­­gence humaine : « Dans l’in­­­­­tel­­­­­li­­­­­gence humaine, la réflexion est toujours liée à une émotion. L’IA n’a que la réflexion, elle crée des liens grâce aux modèles de langages mais sans résonance émotion­­­­­nelle. En tant qu’hu­­­­­main, on a un super pouvoir, il faut le conser­­­­­ver et le préser­­­­­ver, conti­­­­­nuer à ressen­­­­­tir quand on réflé­­­­­chit. Il ne s’agit pas unique­­­­­ment de perfor­­­­­mance en termes d’in­­­­­for­­­­­ma­­­­­tion. Nous devons conti­­­­­nuer à réflé­­­­­chir, et cela a le droit d’être fatigant8. »

Adrienne Dema­ret


1. Platon, Le Phèdre, récit de Theuth et Thamous rapporté par Socrate, 274c–275b.

2. Char­­­­­lotte Ryssen, « La science le prouve : l’IA ramol­­­­­lit nos cerveaux », sfeir.dev, 26 juin 2025.

3. Abder­­­­­ra­­­­­him Bittame, « Quels sont les effets de l’IA sur le cerveau ? 4 ques­­­­­tions à un spécia­­­­­liste en psycho­­­­­lo­­­­­gie cogni­­­­­tive », www.allo­­­­­doc­­­­­teurs.fr, 2 juin 2026.

4. Méla­­­­­nie Meloche-Holu­­­­­bowski, « Utili­­­­­ser ChatGPT dimi­­­­­nue-t-il notre acti­­­­­vité céré­­­­­brale ? », https://ici.radio-canada.ca/, 9 juillet 2025.

5. « Et si l’in­­­­­tel­­­­­li­­­­­gence arti­­­­­fi­­­­­cielle nous faisait perdre une partie de notre capa­­­­­cité à réflé­­­­­chir ? » capsule vidéo réali­­­­­sée par La Libre Belgique avec Jonas Legge, 19 août 2026.

6. « Amélie Nothomb : son proces­­­­­sus d’écri­­­­­ture, pourquoi on lit moins, L’ado­­­­­les­­­­­cence du perroquet… », vidéo Youtube sur la chaîne Brut.

7. Abder­­­­­ra­­­­­him Bittame, op. cit.

8. « L’IA nous rend-elle stupide ? » capsule vidéo réali­­­­­sée par TV5 Monde, avec Barbara Studer, neuros­­­­­cien­­­­­ti­­­­­fique, et tirée de son émis­­­­­sion « Einstein », 27 août 2026.